Chorale

 

Les oiseaux qu'on met en cage

Esmeralda :
Les oiseaux qu’on met en cage
Peuvent-ils encore voler ?
Les enfants que l’on outrage
Peuvent-ils encore aimer ?

J’étais comme une hirondelle
J’arrivais avec le printemps
Je courrais par les ruelles
En chantant des chants gitans

Où es-tu sonneur de cloches
Où es-tu mon Quasimodo ?
Viens me sauver de la corde
Viens écarter mes barreaux

Quasimodo (sur une gargouille) :
Où es-tu mon Esmeralda
Où te caches-tu de moi ?
Voilà au moins trois jours déjà
Qu’on ne te voit plus par là

Es-tu partie en voyage
Avec ton beau capitaine
Sans fiançailles, sans mariage
Comme à la mode païenne ?

Les Cloches

Gringoire :
Les cloches ne sonnent plus
La cathédrale s’est tue
Quasimodo est malheureux
Quasimodo est amoureux

Frollo :
Il fait la grève des cloches
Depuis déjà trois jours
Quasimodo est triste
Quasimodo est fou

Les deux :
Parce qu’il se meurt d’amour

Quasimodo et le chœur des cloches :
Les cloches que je sonne
Sont mes amours, sont mes amantes
Je veux qu’elles claironnent,
Qu’elles tambourinent et qu’elles chantent

Qu’il grêle ou qu’il tonne
Ou qu’il pleuve ou qu’il vente
Je veux qu’elles résonnent
Dans la joie comme dans la tourmente
 

 

 

Ces Diamants-là


Fleur-de-Lys :
Mes quatorze printemps
Sont à toi
Ce collier de diamants
Est pour moi
Les mots de tes serments
Si tu mens
Je n’y croirai pas

Phoebus :
Ton cœur de jouvencelle
Est à moi
Tes yeux de tourterelle
Sont pour moi
Les étoiles étincellent
Dans le ciel
Moins que ces diamants-là

Fleur-de-Lys :
Celui que mon cœur aime
Est un beau chevalier
Qui ne sait pas lui-même
Combien je peux l’aimer

Phoebus :
Si je ne le sais pas
Je le vois dans tes yeux
Celui qui t’aimera
Sera un homme heureux

Fleur-de-Lys :
Ne cherches plus l’amour

Phoebus :
Il est là

Fleur-de-Lys :
Il est là pour toujours

Phoebus :
Je le crois

Fleur-de-Lys :
Ce sera un beau jour
Que le jour
Où l’on se mariera

Phoebus :
Tout l’or qui dort encore
Sous le lit de la terre
J’en couvrirai ton corps
Que tu m’auras offert

Fleur-de-Lys :
Tous les mots de l’amour
Tous les mots du désir
Mieux que les troubadours
Tu sauras me les dires

Phoebus :
Ne cherches plus l’amour

Fleur-de-Lys :
Il est là

Phoebus :
Il est là pour toujours

Fleur-de-Lys :
Je le crois

Phoebus :
Ce sera un beau
Que le jour
Où l’on se mariera

Fleur-de-Lys et Phoebus :
Ne cherche plus l’amour
Il est là
Il est là pour toujours
Je le crois
Ce sera un beau jour
Que le jour
Où l’on se mariera
Ce sera un beau jour
Que le jour
Où l’on se mariera
Où l’on se mariera

 

Vivre


Vivre
Pour celui qu’on aime
Aimer
Plus que l’amour même
Donner
Sans rien attendre en retour
Aimer
Comme la nuit aime le jour
Aimer
Jusqu’à en mourir d’amour
Jusqu’à en mourir d’amour

 

Déchiré


Déchiré
Je suis un homme partagé
Déchiré
Entre deux femmes que j’aime
Entre deux femmes qui m’aiment
Faut-il que je me coupe le cœur en deux ?

Déchiré
Je suis un homme dédoublé
Déchiré
Entre deux femmes que j’aime
Entre deux femmes qui m’aiment
Est-ce ma faute si je suis un homme heureux ?

L’une pour le jour et l’autre pour la nuit
L’une pour l’amour et l’autre pour la vie
L’une pour toujours jusqu’à la fin des temps
Et l’autre pour un temps un peu plus court

Déchiré
Je suis un homme partagé
Déchiré
Entre deux femmes que j’aime
Entre deux femmes qui m’aiment
Mais ce n’est pas à moi que ça fait du mal

Déchiré
Je suis un homme partagé
Déchiré
Entre deux femmes que j’aime
Entre deux femmes qui m’aiment
Est-ce ma faute si je suis un homme normal ?

L’une pour le ciel et l’autre pour l’enfer
L’une pour le miel et l’autre pour l’amer
L’une à laquelle j’ai fait tous les serments
Et l’autre avec laquelle je les démens

Déchiré
Je suis un homme partagé
Déchiré
Entre deux femmes que j’aime
Entre deux femmes qui m’aiment
Faut-il que je me coupe le cœur en deux ?

 

Le temps des Cathédrales


C'est une histoire qui a pour lieu
Paris la belle en l'an de Dieu
Mil-quatre-cent-quatre-vingt-deux
Histoire d'amour et de désir

Nous, les artistes anonymes
De la sculpture ou de la rime
Tenterons de vous la transcrire
Pour les siècles à venir

Il est venu, le temps des cathédrales
Le monde est entré
Dans un nouveau millénaire

L'homme a voulu monter vers les étoiles
Écrire son histoire
Dans le verre ou dans la pierre

Pierre après pierre, jour après jour
De siècle en siècle avec amour
Il a vu s'élever les tours
Qu'il avait bâties de ses mains

Les poètes et les troubadours
Ont chanté des chansons d'amour
Qui promettaient au genre humain
De meilleurs lendemains

Il est venu, le temps des cathédrales
Le monde est entré
Dans un nouveau millénaire

L'homme a voulu monter vers les étoiles
Écrire son histoire
Dans le verre ou dans la pierre

Il est venu, le temps des cathédrales
Le monde est entré
Dans un nouveau millénaire

L'homme a voulu monter vers les étoiles
Écrire son histoire
Dans le verre ou dans la pierre

Il est foutu le temps des cathédrales
La foule des barbares
Est aux portes de la ville

Laissez entrer ces païens, ces vandales
La fin de ce monde
Est prévue pour l'an 2000
Est prévue pour l'an 2000

 

Les Sans-Papiers


Nous sommes des étrangers
Des sans-papiers
Des hommes et des femmes
Sans domicile
Oh ! Notre-Dame et nous te demandons Asile ! - Asile !

Nous sommes des étrangers
Des sans-papiers
Des hommes et des femmes
Sans domicile
Oh ! Notre-Dame et nous te demandons Asile ! - Asile !

Nous sommes plus de mille
Aux portes de la ville
Et bientôt nous serons
Dix mille et puis cent mille
Nous serons des millions
Qui te demanderons - Asile ! - Asile !

Nous sommes des étrangers
Des sans-papiers
Des hommes et des femmes
Sans domicile
Oh ! Notre-Dame et nous te demandons Asile ! - Asile !

Nous sommes des va-nu-pieds
Aux portes de la ville
Et la ville est dans l’île
Dans l’île de la Cité
Le monde va changer
Et va se mélanger
Et nous irons jouer - Dans l’île

Nous sommes des étrangers
Des sans-papiers
Des hommes et des femmes
Sans domicile

Nous sommes des étrangers
Des sans-papiers
Des hommes et des femmes
Sans domicile

Des sans-papiers
Sans domicile

 

Lune


Lune qui là-haut s'allume
Sur les toits de Paris
Vois comme un homme
Peut souffrir d'amour
Bel astre solitaire qui meurt
Quand revient le jour, entends
Monter vers toi le chant de la terre
Entends le cri d'un homme qui a mal
Pour qui un million d'étoiles
Ne valent pas le yeux de celle
Qui l'aime d'un amour mortel
Lune

Lune
Qui là-haut s'embrume avant
Que le jour ne vienne entends
Rugir le cœur de la bête humaine
C'est la complainte de Quasimodo
Qui pleure sa détresse folle
Sa voix par monts et par vaux
S'envole pour arriver jusqu'à toi
Lune veille
Sur ce monde étrange qui mêle
Sa voix au chœur des anges
Lune
Qui là-haut s'allume pour
Éclairer ma plume vois
Comme un homme peut souffrir d'amour
D'amour

 

Beau comme le soleil


Esmeralda :
Il est beau comme le soleil
Est-ce un prince un fils de roi
Je sens l'amour qui s’éveille
Au fond de moi
Plus fort que moi
Il est beau comme le soleil
C'est un prince, un fils de roi
De roi ... je crois

Fleur-de-Lys :
Il est beau comme le soleil
C'est un voyou, un soldat
Quand il me serre contre lui
Je voudrais fuir mais je ne puis
Il est beau comme le soleil
C'est un voyou, un soldat
Soldat ... du Roi

Esmeralda, Fleur-de-Lys :
Il est beau comme le soleil
Ma merveille, mon homme a moi
Il me prendra dans ses bras
Et pour la vie, il m'aimera
Il est beau comme le soleil
Ma merveille, mon homme a moi
Il est beau comme le soleil
Beau comme le soleil 

 

Bohémienne 


Bohémienne, nul ne sait le pays d'où je viens
Bohémienne, je suis fille de grand chemin
Bohémienne
Bohémienne, qui peut dire où je serai demain ?
Bohémienne
Bohémienne, c'est écrit dans les lignes de ma main

Ma mère me parlait de l'Espagne
Comme si c'était son pays
Et des brigands dans les montagnes
Dans les montagnes d'Andalousie
Dans les montagnes d'Andalousie
Je n'ai ni père, ni mère
J'ai fait de Paris mon pays
Et quand j'imagine la mer
Elle m'emmène loin d'ici
Vers les montagnes d'Andalousie

Bohémienne, nul ne sait le pays d'où je viens
Bohémienne, je suis fille de grand chemin
Bohémienne
Bohémienne, qui peut dire qui j'aimerai demain ?
Bohémienne
Bohémienne, c'est écrit dans les lignes de ma main

J'ai passé toute mon enfance
Pieds nus sur les monts de Provence
Pour les gitans la route est longue
La route est longue
Je continuerai mon errance
Au delà des chemins de France
Je les suivrais au bout de monde
Au bout de monde
Un fleuve d'Andalousie
Coule dans mon sang
Coule dans mes veines
Le ciel d'Andalousie
Vaut-il la peine
Qu'on y revienne ?

Bohémienne, nul ne sait le pays d'où je viens
Bohémienne, je suis fille de grand chemin
Bohémienne
Bohémienne, qui peut dire ce que sera demain ?
Bohémienne
Bohémienne, c'est écrit dans les lignes de ma main
C'est écrit dans les lignes de ma main

 

Belle


Belle
C'est un mot qu'on dirait inventé pour elle
Quand elle danse et qu'elle met son corps à jour, tel
Un oiseau qui étend ses ailes pour s'envoler
Alors je sens l'enfer s'ouvrir sous mes pieds
J'ai posé mes yeux sous sa robe de gitane
À quoi me sert encore de prier Notre-Dame ?
Quel
Est celui qui lui jettera la première pierre ?
Celui-là ne mérite pas d'être sur terre
Ô Lucifer
Oh laisse-moi rien qu'une fois
Glisser mes doigts dans les cheveux d'Esméralda

Belle
Est-ce le diable qui s'est incarné en elle
Pour détourner mes yeux du Dieu éternel ?
Qui a mis dans mon être ce désir charnel
Pour m'empêcher de regarder vers le Ciel ?
Elle porte en elle le péché originel
La désirer fait-il de moi un criminel ?
Celle
Qu'on prenait pour une fille de joie, une fille de rien
Semble soudain porter la croix du genre humain
Ô Notre-Dame
Oh laisse-moi rien qu'une fois
Pousser la porte du jardin d'Esméralda

Belle
Malgré ses grands yeux noirs qui vous ensorcellent
La demoiselle serait-elle encore pucelle?
Quand ses mouvements me font voir monts et merveilles
Sous son jupon aux couleurs de l'arc-en-ciel
Ma dulcinée laissez-moi vous être infidèle
Avant de vous avoir mené jusqu'à l'autel
Quel
Est l'homme qui détournerait son regard d'elle
Sous peine d'être changé en statue de sel
Ô Fleur-de-Lys
Je ne suis pas homme de foi
J'irai cueillir la fleur d'amour d'Esméralda

J'ai posé mes yeux sous sa robe de gitane
À quoi me sert encore de prier Notre-Dame ?
Quel
Est celui qui lui jettera la première pierre
Celui-là ne mérite pas d'être sur terre
Ô Lucifer
Oh laisse-moi rien qu'une fois
Glisser mes doigts dans les cheveux d'Esméralda
Esméralda

 

Par Déat Lydie (Ecole élémentaire Félix Toussaint, Houilles (78)) | le 01 septembre 2025 00:00