clg pompidou courbevoie - l'alimentation pendant la première guerre mondiale.

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03 avril 2015

Pourquoi le thème de l'alimentation?

Nous sommes une classe de 3ème qui avons un atelier professionnel Hygiène Alimentation Service dans lequel nous apprenons les règles d'hygiènes et de sécurité en restauration mais aussi nous apprenons à cuisiner quelques plats et organisons des repas dans notre restaurant d'application parfois;

Nous apprenons également à composer des repas équilibrés en cours de Prévention Santé Environnement.

On  trouvait sympa de s'intéresser à l'alimentation durant la Première Guerre pour comprendre les conditions de vie de nos arrières grands-parents et mieux comprendre cette Grande Guerre dont on nous parle tant.

En plus grâce à notre atelier cuisine, qui est une vraie cuisine pro, notre prof d'histoire nous a trouvé un livre de recettes militaire et avec le professeur d'atelier HAS on a pu réaliser des vraies recettes d'époques, de plats pas très appétissants que mangeaient les soldats dans les tranchées.

Du bouillon d'os, de la rata... On ne vous en dit pas plus, allez découvrir notre aventure de voyage dans le passé.

ET c'est partiiiiii.......

02 avril 2015

Photos et carnet de bord de l'arrière grand père de Lucas un élève de 3 ème du collège.

Au début du projet notre professeur nous a distribué un questionnaire à remettre à nos familles pour savoir si nous possédions des photos ou objets, ou lettres de nos arrières grands parents qui auraient vécus la grande guerre.

Malheureusement peu d'entres nous ont ce genre de biens ou mêmes de témoignages. 

Heureusement un camarades d'une autre classe nous a fournit des photos de son arrière grand père et un carnet de bord. 

Quel voyage dans le temps.

Allez sur les annexes pour découvrir ces trésors d 'histoire.

01 avril 2015

La célèbre Bande dessinée de TARDI

Nous avons étudié en cours de français la bande dessinée de l'auteur TARDI
"C'était la Guerre des tranchées" chez Casterman (éditeur)
Cette bande dessinée nous a vraiment mis dans l'ambiance de l'horreur de la guerre, un vrai cataclysme, une ambiance morbide, cadavérique. Après avoir lu cette BD on se sent heureux de vivre dans une époque de paix. Nos pauvres ancêtres ont vécut l'Enfer sur Terre.
Ne l'oublions pas...
Résumé de l'Ensemble de la classe des 3G


   

30 mars 2015

Conditions alimentaires des soldats et quelques témoignages

Scène de repas au front, 1915. BM Dijon. Est 2148. Album photographique (fonds Robert).

"Et pendant cette soirée du 19 [mai 1916] (soirée d’angoisse et de tristesse), l’on nous a distribué à chacun 4 boîtes de singe, 48 biscuits et 300 cartouches, tout un fourbi qui nous donnait le cafard ; ça commençait à sentir mauvais car les munitions que l’on donnait, ainsi que les vivres, n’étaient sans doute pas pour aller au grand repos "

François Barge, Avoir vingt ans dans les tranchées, Saint-Pourçain-sur-Sioule, C.R.D.P., 1984, p. 17.

"voilà toute une semaine que nous sommes installés dans cette ferme. Nous avons trouvé quelquels légumes pour notre cuisuine. mais la viande se fait rare. Les premiers jours. nous avons mangé des poules. Il n'y a plus de poules. Nous avons fait tuer un cochon. Aujourd'hui. nous en sommes à la viande conservée. demain. je ne sais pas. (...) L'eau est salée (...). On ne trouve plus rien. Nous ne lavons que du café. Le lait heureusement ne fait pas encore défaut. Les hommes vont traire de grand matin les vaches errantes qui s'en donnent à coeur joie dans les bettraves."

DE WILDE DE liège à l'Yser. Mon journal de campagne. Paris, 1918, pp.173-174, kapelhoek-dixmude, 23-24-25 octobre 1914


- En Pièces jointes des pages scannées d'un livre où nous avons trouvé des photos de la ration du soldat et du matériels pour s'alimenter (couverts, gamelles...)

Nour et Manon élèves de 3G


- LA SOUPE

Elle est presque immangeable. les cuisines roulantes ne se généralisent qu'à partir de 1915.

Légumes et vitamines y sont inconnus. Les cuistots préparent un brouet graisseux où l'on trouve de la barbaque ou de la morue trop salée, mêlées de pâtes, de riz, de fayots ou de patates douteuses. Chargés comme des mulets, véritables forçats, les "hommes de soupe" progressent vers l'avant, de nuit, pour porter aux combattants des "bouthéons" (grands récipients métalliques) contenant cette infâme ratatouille, mais aussi les boules de pain (souvent vieillies de huit jours), les bidons de "jus" (qui n'a du café que la couleur) et l'indispensable pinard. Quand cette parvient aux tranchées, en dépit du terrain apocalyptique et des tirs de l'artillerie adverse, elle est évidemment froide, souillée, et sera consommée dans des conditions d'hygiène qui dégoûteraient un chien de bonne maison. Il arrive aussi que le ravitaillement n'arrive que partiellemnet, ou pas du tput. Restye alors à se rabattre sur "les vivres de réserve" que chaque combattant emporte dans son sac et qui se limitent généralement à deux boîtes de "singe" (corneed-beef filandreux), une douzaine de biscuits carrés, quelques sachets de sucre, des tablettes de café et des paquets de potages condensé.

Dans les secteurs très "agités" cela doit parfois suffire pour plusieurs jours consécutifs. Heureusement le soldat qui, dans ces conditions, a pu conserver quelques suppléments personnels, achetés à l'arrière ou reçus dans un colis-cadeau.  Lesquels suppléments, si maigre soient-ils, seront toujours fraternellement partagés au sein de l'escouade. Tant il est vrai que la misère des tranchées a créé une étonnante solidarité.


LA GNÔLE

Un tord-boyaux proche de l'alcool à brûler est distribué assez parcimonieusement aux tranchées. C'est un précieux remontant pour des hommes épuisés et frigorifiés par les veilles, lors des nuits d'hiver qui gèlent parfois même la soupe et le vin! Ces rations d'alcool sont fréquemment doublées avant les attaques, pour donner du "coeur au ventre" aux troupes d'assaut.


Le gros rouge de l'ordinaire monte au front par des wagons citernes, qui qui restent parfois exposés plusieurs jours en plein soleil.

Aucun civil ne voudrait de cette vinasse qui fait pourtant le bonheur du poilu, à raison d'un ou deux quarts part homme et par jour (soit un demi-litre). Miséreuse à l'excès, mal équipée, mal nourrie, l'infanterie française n'a probablement "tenu" que par son pinard et son courage, l'un soutenant l'autre. En être privé est la pire des détresse. Reste la possibilité de boire de l'eau: elle manque bien souvent... ou se révèle d'une provenance immonde et malsaine.

Science & vie junior  "HORS-SERIE  N°54 octobre 2003 (procuré au CDI du collège)

Valentin et Lucas élèves 3G


28 mars 2015

Les viandes consommées durant la Grande Guerre

Le manque de nourriture durant la première guerre a poussé les individus à manger de la viande de chien.

De nombreuses boucheries canines  sont ouvertes à Paris. source goole image

Quelques photos récentes trouvées sur Google image pour avoir une idée de ce que ressemble du chien cuisiné:


Organisation de l'approvisionnement en viande durant la Guerre. (situation géographique: Belgique)
Quelques semaines après l’arrivée de l’occupant, la création du CNSA et de la Commission for Relief of Belgium (CRB) avait comme but d’approvisionner et de distribuer des aliments de première nécessité à la population belge non militarisée.
 Seulement avec quelques exceptions comme la viande en conserve (le fameux corned-beef), la viande en poudre, le lard, le saindoux envoyés par les Etats-Unis, et les quelques tonnes de viande vendues par l’Argentine à la CRB, le commerce de bétail et l’importation de viandes fraîches ne faisaient pas partie des fonctions du CNSA.

Pendant les trois premières années du conflit, la seule source étrangère d’approvisionnement de bétail destinée à la consommation humaine était les Pays-Bas. Ces importations étaient autorisées par l’occupant grâce à la position neutre du pays voisin dans le conflit et à son rôle principal dans le fonctionnement du CRB, une fois les Etats-Unis entrés en guerre en 1917. 

Seuls les déplacements du bétail par chemin de fer étaient autorisés, sous condition d’imposer aux animaux une quarantaine de quinze jours pour détecter de possibles maladies avant de les conduire vers les abattoirs nationaux.

Les abattoirs certifiés en tant que centres principaux de distribution autorisés étaient les lieux sur lesquels les plus grands contrôles alimentaires étaient effectués. 

Des titres de transport, des estampilles sur les emballages, des visites surprises de vétérinaires belges et allemands, et des contrôleurs chargés de compter les litres de sang récupérés par des particuliers dans des pots, cherchaient à garantir le bon fonctionnement des abattoirs.

 La présence des experts dans le traitement des animaux était destinée à amoindrir le nombre d’abattages irréguliers, ainsi que ceux qui répondaient plutôt à un besoin motivé par la pénurie qu’à une production de viande responsable. Par exemple, il était interdit dans toute la Belgique d’alimenter les animaux dans les vingt quatre heures précédant à leur sacrifice pour éviter le gaspillage, de même, l’abattage des truies qui étaient enceintes ou des porcs qui pesaient moins de 60 kg pouvait être puni.

Une fois les bêtes arrivées dans les abattoirs, un contrôle rigoureux s’effectuait sur le propriétaire, sur l’état de santé de l’animal et sur la quantité de viande résultant lors l’abattage. Dans le but de contrôler la qualité de la viande dans les ventes directes et de limiter la place de la fraude, il était obligatoire d’informer le public sur les restes de viande et d’os qui n’avaient presque pas de valeur nutritive.

De manière générale, la figure de ces experts contrôleurs a joué un rôle fondamental dans la distribution de la viande pendant le conflit, surtout dans la qualité des viandes qui arrivaient aux ménages belges. Un arrêté signé par le Gouverneur Général en Belgique, Freiherr von Bissing le 21 mars 1916, illustre le pouvoir des contrôles sur la qualité et sur les consommateurs:

  "Si la viande a été contrôlée par un expert allemand et trouvée propre à l’alimentation, cette viande peut être employée à toutes fins. Si la viande a été contrôlée par un expert belge qui l’a reconnue propre à l’alimentation, cette viande ne pourra servir à l’alimentation des membres de l’armée allemande ou des personnes attachées à son service."


Dans une dynamique de guerre où la force animale était parfois plus primordiale que la viande pour les troupes militaires, les réquisitions du bétail ont fortement limité la consommation de viande de cheval qui était jusqu’à 1914, complètement courante en Belgique.

 Suite à des maladies et à la disparition permanente de bêtes de travail, depuis octobre 1917, un arrêté national a interdit l’abattage des solipèdes (des chevaux, des ânes, des bardots et des mulets), sauf nécessité: "ceux qui, conformément à un certificat du vétérinaire agréé compétent, sont rendus indispensables par une grave maladie ou accident d’animal".

27 mars 2015

CORNED BEEF

Corned-beef

Le corned-beef est une préparation culinaire de viande de boeuf qui se présente sous deux formes :

 soit en une pièce de viande (généralement la poitrine), dite « demi-sel », qui a été préparée dans une saumure, soit en « menus morceaux agglomérés de bœuf maigre, additionnés d'un mélange salant et mis en conserve, qui se consomme tel quel en tranches ne se déchiquetant pas », moulé en forme de pain.

Le corned-beef a joué un rôle important dans l'alimentation des soldats, des prisonniers et des civils. Il se trouve partout dans le monde.

Fichier:Corned-beef-1.jpg

Corned-beef japonais

Corned-beef vient de l’anglais beef («viande de boeuf ») et corned («assaisonné de grains (corn) de sel » pour la conservation).

L'appellation corned beef est apparue en anglais au milieu du XVIe siècle, une centaine d'années avant l'apparition de son synonyme bully beef, formé par dérive de l'expression française bœuf bouilli.

Le codex alimentarius donne une définition précise du produit :

  • « viande désossée, salée et hachée, provenant de la carcasse d'animaux de l'espèce bovine et pouvant comprendre la viande de la tête, du cœur et de la partie musculaire du diaphragme » ;
  • préparation à partir de viande de bœuf coupée en gros morceaux et précuite, ou de cette viande précuite et d'au maximum 5 % de bœuf cru ajouté ; dans les deux cas, « la viande doit être salée avant ou après la mise en récipient » ;
  • stabilisation de la préparation à température ambiante et élimination des risques sanitaires par un traitement thermique après fermeture hermétique du récipient ;
  • salage dans la masse par sel alimentaire et nitrite de sodium nitrite de potassium ;
  • autres ingrédients autorisés :saccharose,sucre invertii, dextrose, lactose,dextrose, maltose, sirop de glucose (y compris le sirop de maïs) ;
  • teneur totale en protéines égale ou supérieure à 21 % m/m ;
  • possibilité de coupe à l'état réfrigéré ;
  • teneur des additifs (agents de conservation, antioxygènes) et des contaminants (plomb, étain) ;

Il indique également les normes d'hygiène et étiquetage ainsi que les méthodes d'analyse pour le nitrite, le plomb et l'étain.

Les spécifications de la Fédérations internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge précisent que le corned-beef peut contenir au maximum 60 % d'humidité, 15,5 % de graisse, 1 % de sucre, 3,5 % de matière sèche.

Corned beef cuisiné.

Fichier:Cooked corned beef.JPG

L'usage du sel pour la conservation des aliments remonte à la plus haute antiquité. En ce qui concerne le porc et le boeuf, la conservation s'est faite par salaison ou saumurage.

 Source WIKIPEDIA

Michael et Victor élèves de 3G

26 mars 2015

Le rationnement

La pénurie alimentaire et sur d'autres articles se développe assez rapidement après de début de la guerre. Dès 1915, on prévoit de rationner le pain. En 1916 la pénurie est telle que le marché noir se développe, les citoyens étant réduit à manger du pain noir. La récolte est mauvaise et la pêche est interdite.

En 1917, la population Française est répartie en 6 catégories pour la mise en place de tickets de rationnements:

Catégorie E: les enfants.

Catégorie A: les adultes.

Catégorie J: les jeunes.

Catégorie T: les travailleurs.

Catégorie C: les cultivateurs.

Catégorie V: les vieillards.

Les bêtes de boucherie sont envoyées vers le front de l'est dès 1917, aggravant la pénurie. Au mois d'avril 1917, le gouvernement oblige à se servir de farines "plus extraites" et a utiliser une "recette standard" dans tout le pays.. Au mois d'août de cette même année, la farine et le pain sont rationnés et il est interdit de faire de la pâtisserie. Les cartes de rationnement pour le pain sont alors mis en place et leur usage perdurera jusqu'en 1919. Les travailleurs avaient droit à 700 grammes de pain par jour, les enfants jusqu'à 6 ans à 300 grammes et les adultes 600 grammes. N'oublions pas que le pain était consommé bien plus qu'aujourd'hui et était à la base de l'alimentation populaire. Après un arrêté du 10 octobre 1918, la ration passe à 100 grammes pour les enfants jusqu'à trois ans et à 300 grammes jusqu'à 13 ans. Les cultivateurs de plus de 11 ans et les travailleurs de force n'ont droit qu'à 500 grammes. Pour les groupes A, J et V, la ration quotidienne passe à 400 grammes seulement. A partir d'avril 1919, les restrictions quantitatives sur le pain sont levées. La qualité habituelle ne reviendra que progressivement.

En ce qui concerne la viande, il n'est possible d'en avoir que deux fois par semaine en 1917 et trois fois en 1918.. Un arrêté du 11 mai 1918 instaure un rationnement par tickets semestriels qui restera en application jusqu'au début de 1919.

Le sucre est rationné à 750 grammes par mois de 1917 à 1921. Des rations de saccharine sont également disponible contre des tickets.

Le rationnement du lait dépendait des régions. Avec les tickets semestriels, il était également possible, quand il y en avait, d'acheter des pâtes, du riz, des pommes de terre, du chocolat ou de la confiture. En fait, le seul article non rationné était le tabac!

L'essence et le pétrole ont été rationnés de 1917 à fin 1918. La situation a dû être également difficile pour le charbon, mais je n'ai pas d'information précise à ce sujet.

Dans ces circonstance, les cultivateurs, habitants de la campagne et les rares citadins disposant d'un jardin et pouvant faire un élevage (poulets, lapins etc...) et ceux qui avaient les moyens d'acheter au marché noir s'en sortirent, en général mieux que le reste de la population.