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26 décembre 2012

VISITE DE L’EXPOSITION SUR LES ANTIQUES AU CHATEAU DE VERSAILLES avec les 5ème 3-6-7-8 le 14/12/2012

            Cette exposition nous a fait découvrir la somptueuse collection d’antiques du roi LOUIS XIV qui ornaient les châteaux et jardins royaux à Versailles, à Marly et à Fontainebleau. Celui-ci, en effet, était fasciné,comme beaucoup de ses contemporains au XVIIe siècle, par l’art antique, modèle indépassable de beauté, et voulait faire de Versailles la nouvelle Rome. On appelait « antiques » à cette époque les œuvres d’art créées du  Vème au Ier siècle av. J.C. par les artistes grecs ou romains et découvertes depuis le XVIe siècle en Italie, mais aussi en France, en Afrique, en Turquie, etc.

               Dans la grande galerie, nous avons été accueillis par une majestueuse statue égyptienne d’Isis  en grauwacke.    Puis nous avons découvert la statue de marbre blanc d’un étrange personnage ricanant qui jouait des cymbales, c’était un faune, compagnon du dieu Bacchus, une œuvre léguée au roi par son oncle Mazarin, grand amateur d’antiques également.

              Un peu plus loin, nous avons pu admirer la célèbre Diane de Versailles, cadeau du pape Paul IV  au roi Henri II.  On reconnaît la déesse à 4 attributs : son carquois rempli de flèches, un jeune cerf à ses côtés, un diadème en croissant de lune, sa robe courte et son manteau enroulé à la taille pour mieux courir. C'est une copie romaine d'une œuvre sculptée en 350 av.J. C.par l'artiste grec  Léocharès, auteur également de l’Apollon du Belvédère exposé au Vatican.  En face se dressait la statue de son frère, Apollon lycien, achetée en Turquie pour le roi. Le dieu de la beauté, de l’harmonie et des arts est représenté avec un serpent qui rappelle sa victoire à Delphes sur le monstre Python. Ce dieu était l’emblème du roi-Soleil qui voulait rayonner sur la planète.

          Non loin de lui se tenait la voluptueuse statue de la déesse Vénus, tenant une pomme dans la main, trouvée à Arles et offerte par la ville au roi.

            Un peu plus loin, nous avons pu admirer un chef d’œuvre intact de l’antiquité : le Germanicus Savelli, élégant jeune homme nu ; mais sa coupe de cheveux nous indique qu’il s’agit en fait du gendre d’Auguste, Marcellus, représenté sous la forme du dieu Mercure, qu’on reconnaissait à trois attributs : son caducée, son manteau de voyageur, et un petit animal à ses pieds : une tortue.

          Au milieu de la salle du premier étage trône une grande sculpture de Marsy qui ornait la principale fontaine de Versailles : Latone avec ses deux bébés divins, implorant son amant Jupiter de venir à son aide au moment où les paysans de Lycie l’empêchaient de se désaltérer dans un fleuve. Ils seront transformés en grenouilles.

        La salle était ornée de tapisseries et de tableaux représentant des allégories des saisons: Dionysos et Ariane évoquent l’automne, le vieux dieu Saturne représente  l’hiver, la déesse Cérès illustre l’été.

      Les grands hommes de l’Antiquité ont servi de modèles pour les souverains de Versailles. C’est pourquoi nous avons rencontré dans les décors du Château les figures d’Alexandre le Grand bien entendu, mais également des empereurs Trajan, Auguste, Alexandre Sévère, ou de Cyrus, l’illustre souverain de Perse. Ainsi, dans la salle du Maroc, nous avons observé un grand tableau de Rubens montrant la reine des Scythes Massagètes, Thomyris, ordonnant de plonger la tête coupée du roi Cyrus dans un vase de sang, pour le punir de sa soif de sang et de son orgueil. Un autre grand tableau du peintre Le Brun montrait l’arrivée du roi Alexandre, modèle pour le roi-Soleil, dans Babylone vaincue.

            Louis XIV s’est plu aussi à collectionner les bustes et médaillons des plus célèbres empereurs romains (Auguste, Trajan, Hadrien) que nous avons pu admirer dans la salle suivante, ainsi que des bronzes et des vases en marbre, porphyre, turquin (bardiglio) qu’il faisait copier par les artistes de l’Académie de France à Rome.

            La dernière galerie exposait les œuvres d’artistes français inspirés par la mythologie antique : la farouche Atalante, qui faisait exécuter tous ses prétendants moins rapides qu’elle à la course, représentée en pleine course sur un pied ; son amoureux Hippomène, qui grâce à Vénus et à ses pommes d’or, put la vaincre ; et enfin, pour illustrer la mythologie galante, deux célèbres Vénus callipyges, admirant leur fessier reflété dans l’eau au sortir du bain.

            Un coup d’œil dans une dernière salle nous permet de constater que ce goût pour l’antiquité a perduré dans la décoration de Versailles au XVIIIe siècle : tableaux, boiseries, statues continuent d’illustrer des épisodes ou personnages de l’antiquité : Cupidon, Esope, la princesse Adélaïde représentée en Diane ...

                                                                                        P. QUIQUEMPOIS

23 mai 2012

PROMENADE A PARIS SUR LES TRACES DE LUTECE

COMPTE-RENDU DE LA SORTIE A PARIS DES LATINISTES 4ème

     Le lundi 19 mars, nous sommes partis en car à Paris pour découvrir les vestiges de Lutèce, accompagnés de M. Quiquempois, M. Beauplet et Mme Poprawka. Il y avait des latinistes des 4e2, 4e5, 4e6, 4e7 et 4e8.

      Nous nous sommes d'abord rendus au parvis de Notre-Dame sur l'île de la Cité. On y a appris qu'en 52 avant J.-C., quand César a conquis la Gaule, les Parisii vivaient dans la ville (oppidum) de Lutetia. L'armée romaine, dirigée par le général Labienus, gagna la bataille contre les Parisii et Lutèce (Lutetia) devint gallo-romaine. Elle s'étendra ensuite sur la rive gauche de l'île de la Cité, vers laquelle nous nous sommes dirigés.

            En chemin, nous avons vu le Petit pont, à l'emplacement du premier pont construit par les Romains pour relier l'île de la Cité à la rive gauche de la Seine.

            Le Musée des thermes et de l'hôtel de Cluny se situe dans l'actuel 5ème arrondissement.

Image2.jpg

 Image3.jpg           

Les thermes de Cluny                                 La voûte   du frigidarium

L'hôtel particulier de Cluny a été construit à la fin du Moyen-âge par l'abbé de Cluny sur les ruines des thermes de Lutèce et date du IIème siècle après J.-C. On nous y a expliqué la manière de construire des murs à cette époque (gravats et briques). Nous avons pu voir les vestiges du caldarium construit avec le système de l'hypocauste sur un sol surélevé, le tepidarium avec des petits bassins individuels et un foyer et des dalles de pierre qui viennent de l'ancienne voie principale romaine de Lutèce. Nous avons aussi observé la palestre anciennement recouverte par un toit où  l'on pratiquait les haltères, le lancer de balle, la course et la lutte, et le frigidarium avec sa voûte de 14 mètres qui nous a vraiment impressionnées.

Les murs des thermes étaient autrefois colorés par des enduits (peints sur plusieurs couches de mortier faits de sable et de chaux) ou des mosaïques et les sols étaient constitués de dalles de marbre ou de mosaïques. Ces mosaïques romaines étaient fabriquées à partir de petits carrés de verres ou de marbre. On y a admiré des œuvres d'art comme des sculptures, une mosaïque ou des blocs sculptés qui formaient à l’origine un pilier. Ce pilier, payé par les Nautes, de riches marins commerçants, était une dédicace à l’Empereur Tibère et à Jupiter. Nous sommes aussi descendus dans les égouts sous le grand bassin, où nous avons appris que les eaux propres étaient acheminées par un aqueduc et que les eaux sales et usées étaient rejetées dans la Seine. Les termes étaient très bruyants.

            Après cela, nous avons pique-niqué dans le jardin médiéval du musée près des thermes, c’était très agréable.

            Nous nous sommes ensuite promenés dans le quartier latin, quartier où se situent de grandes écoles: c'est le quartier des étudiants. Nous avons beaucoup apprécié de découvrir l’emplacement des anciens monuments de la ville de Lutèce.

            Après cela, nous sommes allés au square Painlevé où nous avons trouvé la sculpture de la louve symbole de Rome (statue représentant une louve qui allaite Remus et Romulus). Cette statue est un cadeau de Rome à la ville de Paris pour célébrer leur jumelage en 1962.

Image4.jpg La louve

            La rue des Ecoles est l’ancien axe « decumanus maximus » de Lutèce.

            La grande librairie Gibert est située à l'emplacement d'un ancien théâtre romain.

            Sur la place de la Sorbonne se trouve un grand puits datant de l'époque romaine.

            Sur le boulevard St Michel de trouvent de nombreux bâtiments datant des Romains dont les thermes (hôtel) de Cluny. L'ancien forum de Lutèce était très proche de ce boulevard.

            Ce forum de Lutèce était délimité par les rues Malebranche, Saint-Jacques, Cujas et par le Boulevard Saint-Michel. Nous avons pu voir, à l’entrée d’un parking, un morceau de 3 mètres du mur qui entourait ce forum.

            La rue Soufflot relie le boulevard St Michel au niveau du jardin du Luxembourg à la place du Panthéon. La rue doit son nom à Jacques-Germain Soufflot, architecte du Panthéon de Paris.              

            Le Panthéon est un monument de style néo-classique situé sur la montagne Ste Geneviève au cœur du quartier latin. Cette sainte était la patronne de Paris.

Image6.jpg  Le Panthéon

 La rue St Jacques était le « cardo maximus » de Lutèce, c'est-à-dire la rue principale de la ville.

            Nous avons ensuite continué notre promenade jusqu’au lycée Henry IV. En effet, certains des bâtiments de ce lycée sont hérités de l'ancienne abbaye de Ste Geneviève.         

            L'église St Etienne du Mont faisait aussi partie de l'abbaye de Ste Geneviève, cette sainte ayant été inhumée là-bas.

            Nous sommes ensuite arrivés sur la rue Clovis.  La rue Clovis est une voie reliant la place du Panthéon et la rue du Cardinal-Lemoine. Son percement nécessita la démolition de l'église de l'abbaye de St Geneviève dont il ne reste que le clocher.

Nous sommes arrivés sur la Rue Monge où nous avons appris que lors des travaux de  construction de cette rue, on a découvert des vestiges des arènes de Lutèce.

Image7.jpg   Les arènes de Lutèce

            Nous sommes enfin allés aux arènes de Lutèce qui ont été construites à la fin du Ier siècle après J.-C. et ont fonctionné jusqu'à la fin du IIIème siècle (invasion des Barbares) où les Parisii ont abandonnés la rive gauche de la ville pour se protéger sur l’ile de la cité. L'amphithéâtre pouvait contenir plus de 10 000 personnes dans les gradins (lat. cavea). Il y avait des combats de gladiateurs (lat. munera) entre eux ou contre des animaux. Ces animaux pouvaient être des ours ou des lions. Ils s’y passaient aussi des exécutions en public. Les gladiateurs étaient des esclaves ou des condamnés à mort à qui l'on avait donné une seconde chance. Ils pouvaient aussi être des femmes. Le nom de gladiateurs vient de gladius qui a aussi donné glaive. Ces arènes servaient de théâtre et d'amphithéâtre mais c’est désormais un lieu de détente ou on joue à la pétanque. Cet amphithéâtre a été préservé grâce à Victor Hugo. On peut désormais y accéder par la rue Monge, la rue des Arènes ou le square Capitan. Nous avons vraiment appréciés ces arènes où nous avons imaginé les combats qu’il s’y passait à l’époque romaine. Nous nous sommes installés sur les gradins, c’était très plaisant. Fatigués et pleins de souvenirs, nous sommes ensuite rentrés au collège.

            Nous avons particulièrement aimé cette sortie qui a permis d'enrichir notre culture générale et historique ainsi que d’en apprendre beaucoup sur le passé de notre capitale, Paris. La promenade, quoique un peu fatigante, a été vraiment agréable et les visites très enrichissantes. La sortie était un peu longue et ce n’était pas facile de prendre des notes pendant la promenade mais nous gardons un très bon souvenir de cette sortie très intéressante.

                                                                             Marie L. (4e 7

28 avril 2012

VISITE D'UNE EXPOSITION RENVERSANTE A PARIS

    Toute la vérité sur "nos ancêtres les Gaulois"

 Quel élève n'a jamais rêvé de devenir archéologue en écoutant son professeur?

  Direction La Villette, à Paris 19ème, à la Cité des Sciences et de l'Industrie, avec les 5ème 4 parcours «langues anciennes» puis quelques mois plus tard, avec les autres latinistes du collège Jean Philippe Rameau. Pas moins d'une centaine d'élèves en tout, conquis par la richesse de cette exposition. Il ne manque plus qu'à y emmener les parents !

    Dans le cadre de cette exposition qui se tient jusqu'au 2 septembre 2012,  le collégien devient apprenti archéologue, participe  à des fouilles à taille réelle et à des reconstitutions. Il  apprend à « faire parler » les os, pollens ou autres tessons de céramiques… Il est amené à réfléchir en adoptant une démarche scientifique : que nous apprend la science pour recomposer l'Histoire ?

   Dans un second temps, sont abordés les rites religieux, l'organisation sociale et territoriale des Gaulois, autour de deux décors : la maquette d'un sanctuaire et  pas moins de quatre tombes reconstituées.

  Renversants, ces Gaulois ?

    Ils le sont véritablement. L'archéologie contemporaine, avec ses trente ans de fouilles et d'innovations technologiques, en apporte chaque jour de nouvelles preuves.

   Par bien des aspects de la vie quotidienne, économique et politique, la civilisation gauloise fut aussi avancée que ses voisines grecque et romaine, eh oui !

   Alors, aujourd'hui, que savons-nous des Gaulois d'avant la conquête romaine de notre cher et grand  Jules César?

   Suivez notre guide archéologue en 5 étapes :

1. - Le mythe gaulois et nous.

   En guise d'introduction, une quarantaine de représentations des Gaulois au fil du temps : textes anciens, affiches, chansons, monnaies, manuels scolaires, tableaux, etc, constituent une galerie de représentations variées du Gaulois.

2. - De la fouille aux laboratoires : 2 terrains de fouille et 7 ateliers pour comprendre les sciences et les techniques de l'archéologie contemporaine.

A vos pioches !

1.    Prenez vos outils.

2.    Déblayez couche par couche.

3.    Observez les vestiges : tiens, une fibule !

4.Une fois que vous avez terminé, remettez la terre pour protéger le site et rangez les outils.

 

    Sept ateliers nous ont permis de recréer, l'espace d'un instant, la vie quotidienne de nos ancêtres : que mangeaient-ils ? Où vivaient-ils ? Elevaient-ils des animaux ? C'est en faisant parler os, graines, pollens, tessons de céramique, amas de rouille… que l'archéologue peut ressusciter ces sociétés gauloises. Le carpologue est l'archéologue spécialiste des graines et  fruits retrouvés dans les structures archéologiques liées au stockage (silo, grenier), à la transformation (fours, séchoirs) ou au rejet (dépotoirs, latrines). Il peut en identifier les espèces et obtenir des informations sur l’environnement végétal du site, les pratiques agricoles et l’alimentation des populations anciennes.

   L'archéozoologue, quant à lui, reconstitue l'histoire des relations naturelles et culturelles entre l'homme et l'animal tandis que le palynologue se passionne pour le pollen. L'histoire et l'archéologie peuvent ainsi utiliser les pollens pour dater, évaluer le contexte associé à un objet ou une époque...

3. - De la fouille au musée : des objets authentiques et des reconstitutions de tombes et d'un sanctuaire.

     Les Gaulois avaient-ils des dieux ? Quels étaient leurs rites ? Comment enterraient-ils leurs morts ? Quelle langue parlaient-ils ? Quelle forme d'art pratiquaient-ils ? … La maquette animée d'un sanctuaire et la reconstitution des tombes de quatre personnes de statuts très différents (esclave, personne de la haute société, enfant...) permettent l'évocation des questions sociales, politiques et religieuses. La visite se poursuit par la découverte d'une partie du "dépôt de Tintignac", mis au jour en 2004 et d'une quarantaine d'objets emblématiques de la civilisation gauloise.

4. - Légères perturbations en Centre-Gaule : un film d'aventures amusant en 70 avant notre ère.

     Un spectacle audiovisuel restitue au travers d'une fiction décalée les connaissances que le visiteur a glanées dans l'exposition, mettant en scène le quotidien des habitants de la Gaule et illustrant de manière très concrètes les différents thèmes abordés (commerce, travail du fer, organisation sociale, artisanat …)

Mais au fait, que reste-t-il des Gaulois ?

     Les Gaulois sont partout sous nos pieds, dans les villes comme dans les campagnes.

     Quelques uns des plus beaux objets qui ont fait notre bonheur au cours de la visite...

   Tiens, un carnyx, trompette de guerre celtique qui émettait un son sourd et contribuait au "tumulte guerrier". Ces trompes étaient tenues verticalement et mesuraient environ 2 mètres de haut. Leur pavillon figurait une tête d'animal à la gueule ouverte d'où s'échappait le son. Ce carnyx à tête de sanglier réalisé en tôles de bronze martelées est l'un des rares à avoir été retrouvé entier. Il a été découvert sur le site gallo-romain de Tintignac situé à Naves (Corrèze) en 2004.

  Et bien sûr, une fibule, sorte d'agrafe à mi-chemin entre l'épingle de nourrice et la broche, avec laquelle les Gaulois attachaient leurs vêtements. Le plus souvent en bronze ou en fer, exceptionnellement en argent ou en or pour les plus fortunés, elles peuvent être ciselées ou ornées d'ambre ou d'émail. La fibule servait à agrafer le sayon, sorte de cape de fourrure ou de tissu que les Gaulois attachaient sur l'épaule. Portées au quotidien, les fibules accompagnaient souvent les défunts dans leurs tombes.

               

    On continue la visite avec un casque en forme de cygne, dont le couvre-nuque figure la queue de l'animal. Ce casque est vraisemblablement un casque d'apparat utilisé lors de cérémonies rituelles menées sur le sanctuaire de Tintignac en Corrèze où il a été trouvé en 2004.

                                       

   Les casques de combat, eux, étaient beaucoup plus simples et sans décor, munis de couvre-joues en fer fixés sur les côtés … et, contrairement à l'imagerie populaire, ils ne portaient ni ailes ni cornes, attributs des casques de l'âge de bronze, bien antérieurs !

  

Et là, de quoi s'agit-il ? Ce sont des entraves, ancêtres de nos menottes, utilisées pour attacher les esclaves. Ceux-ci étaient souvent des prisonniers de guerre, femmes et enfants des vaincus, passés au service des vainqueurs.

   On continue avec, cette fois, la partie haute d'une enseigne militaire que les Gaulois brandissaient lors des batailles comme signe de reconnaissance. Celle-ci est une pièce en laiton découverte en 1989 à Soulac sur Mer en Gironde. On retrouve la figure du sanglier, animal féroce et brave au combat, sur nombre de monnaies ou d'objets gaulois. 

     On change de registre avec un stylet en os découvert à Corent dans le Puy de Dôme. Les Gaulois écrivaient très peu, secret oblige, (l'usage de l'écriture était interdit dans le cadre religieux) et réservaient l'écriture à certains actes comme le recensement des populations, les traités ou la correspondance. Toute la transmission des savoirs se faisait oralement. Les Gaulois écrivaient très certainement sur des tablettes de bois recouvertes de cire qui ont disparu. On a retrouvé uniquement quelques inscriptions gravées sur des pierres ou des tessons de céramique.

  Une pièce de monnaie, plus précisément du revers d'un statère de Gaule Belgique découvert en 1981 dans l'Aisne. Les Gaulois ont frappé des monnaies d'or, d'argent et de bronze dès la fin du IVe siècle av. JC d'abord copiées des pièces grecques et romaines puis plus originales.

   Autre objet de la vie quotidienne,un rasoir en fer ; il semble que le port de la moustache n'était pas général et que beaucoup de Gaulois se rasaient. Les petits objets retrouvés dans les tombes (cure-oreilles, pinces à épiler, etc) témoignent en tout cas de l'importance que les Gaulois accordaient à l'hygiène. On sait que les Gaulois se rinçaient les cheveux au lait de chaux pour les éclaircir et on leur attribue l'invention du savon, mélange de cendres de bois et de saindoux.

                         

    Voici les lames de faux en fer découvertes dans l'oppidum d'Heidetränk en Allemagne. Les Gaulois étaient d'excellents agriculteurs et perfectionnaient en permanence leur outillage et leurs techniques. Ce sont eux qui ont inventé la faux, ce qui leur permettait d'engranger de grandes quantités de foin et de nourrir des cheptels importants. Les outils qu'ils utilisaient (houe, pioche, pic, etc) avaient déjà la forme qu'ils ont aujourd'hui. Et ils pratiquaient le semis, le sarclage, l'amendement des cultures et l'agriculture attelée.

  Vous devinez ? Il s'agit d'une cotte de mailles compactée et corrodée, repliée en plusieurs couches, découverte sur le site de Corent dans le Puy-de-Dôme en 2009. Elle faisait partie d'un trophée militaire découvert dans le sanctuaire. On peut y voir des rangs de mailles, caractéristiques de ce vêtement de protection constitué de milliers d'anneaux métalliques imbriqués. La cotte de mailles était réservée aux plus hauts membres de l'aristocratie gauloise.                                     Reconstitution de l'équipement d'un guerrier gaulois (On est loin d'Astérix !)

Oppidum et rempart gaulois

     Ce mot latin a été choisi par César pour désigner les agglomérations gauloises, autrement dit les villes.Les oppida  se caractérisent par des murs de terre et de pierres, renforcés par des traverses de bois assemblées perpendiculairement par de longues fiches de fer de 20 à 30 cm comme à Bibracte. Ce type de mur particulier aux oppida gaulois est nommé murus gallicus.

L'alimentation des Gaulois

     La Gaule était abondante, César s'y procurait ses approvisionnements. Dans chacune des ses campagnes, il n’eut pas à chercher de victuailles, même si les gaulois essayèrent de le gêner en brûlant leurs moissons. On y pêchait, tant en rivière qu'en mer.

     Orge, avoine, millet, seigle, étaient les céréales coutumières. Les Gaulois mangeaient du pain. Quant aux légumineuses, haricots, fèves, lentilles et pois, eux aussi étaient cultivés. D'autres encore, comme l'oignon. Olivier et vigne couvrent les campagnes du sud. Voilà pour le partie végétale.

      

    Pour ce qui est des viandes, les gaulois chassaient: lapin, lièvre, cerf, chevreuil, élan, ours, castor, bouquetin, loup. Peu de sangliers ... Ils élevaient également du porc, car ils en faisaient des salaisons. Les autres animaux de basse-cour, comme poule, oie et autre oiseaux aquatiques, ainsi que les œufs étaient très appréciés. Sans oublier le chien !

A chacun sa sépulture

               

    La disposition des objets trouvés dans cette tombe permet de penser qu'il s'agit de la dernière demeure d'un aristocrate, où se trouvent les offrandes au défunt. . On aurait pu y trouver aussi des fleurs, de la vaisselle en bois, des étoffes.  C'est une façon de donner au défunt de quoi boire et manger pour son voyage vers l'au-delà . Rien à voir avec la tombe de l'esclave exposée un peu plus loin.


     C'était une femme, une esclave. Elle portait des entraves pour ralentir sa marche et ainsi éviter toute tentative de fuite pendant son travail. Les archéologues pensent qu'elle est morte d'épuisement. Ses problèmes osseux et  les rares dents qui restent sur sa mâchoire laissent supposer qu'elle a eu une alimentation pauvre, à base de bouillie.

     La plupart des esclaves étaient jetés dans un dépotoir et ne bénéficiaient même pas d'une sépulture. Cette tombe d'esclave, bien que sommaire, reste donc exceptionnelle.

Dans le secret des sanctuaires gaulois

            

           Hypothèse de reconstitution du sanctuaire de Gournay-sur-Aronde (Oise).
                   Aquarelle de reconstitution Jean-Claude Blanchet.

 

    L'image d'Epinal d'un druide, tout de blanc vêtu, coupant du gui à la serpe dans une forêt profonde a longtemps résumé la religion gauloise, pourtant plus complexe. Les découvertes archéologiques récentes ont en effet mis en lumière une religion riche en croyances et rites élaborés, structurant la vie des Gaulois.

"Druides", "bardes" et "vates"
    Le personnel religieux gaulois n'est pas composé des seuls druides : les bardes, chargés de perpétuer la tradition orale, occupent une place tout aussi importante. Ces gardiens de la mémoire gauloise, considérés comme de véritables chantres sacrés, louent les exploits des hommes et des dieux, accompagnés d'un instrument proche de la lyre . Egalement oubliés, les "vates" sont les maîtres du sacrifice et de la divination, au cœur du culte gaulois.

Sacrifice et divination
     Pour amadouer les dieux, on leur présente toutes sortes d'offrandes, animaux, bijoux, fruits, sans oublier les sacrifices humains, rares mais pratiqués. Les Gaulois s'adonnent aussi à la divination en lisant dans les songes, le vol des oiseaux mais surtout dans les nombres. 

Lieux de culte
     Ces cérémonies se déroulent dans des sanctuaires clos, sortes de temples généralement localisés sur des points élevés, éloignés des habitations mais facilement repérables. Aucune cérémonie dans les arbres donc, comme le veut la légende.

Les fêtes religieuses
   Quatre grandes fêtes celtiques introduisent les saisons : l'Imbolc le 1er février, le Belteine le 1er mai , le Lugnasad le 1er août, le Samain le 1er novembre.

Le visage des dieux
    Polythéistes, les Gaulois vénéraient des divinités protectrices variées mais ne les représentaient pas sous des traits humains. Il est donc difficile de les identifier, sauf en s'appuyant sur des récits romains biaisés par leurs propres croyances. Il semble en fait qu'aucun panthéon ne se soit imposé à l'ensemble des Gaulois, excepté quelques divinités comme le fameux Toutatis, ou Teutatès, dieux protecteurs de la tribu.

     Croyances
     C'est finalement le système de croyances très élaboré des Gaulois qui les unit le mieux. Citons entre autres, la croyance en la fin du monde, en la vie éternelle et en la réincarnation des âmes (une croyance qui expliquait selon César le courage des Gaulois aux combats). L'univers est, quant à lui, conçu comme une sorte de construction pyramidale divisée en trois parties: abysses infernales, terre, et ciel, ce dernier apparaissant comme une voûte fragile et inquiétante sur laquelle s'appuie l'univers.

    Nous repartons après cinq heures de visite, délestés de nos idées reçues, véhiculées par Astérix et Obélix.

22 mars 2012

VISITE DU LOUVRE : SCULPTURE ROMAINE ET MOSAIQUE

Compte rendu de la visite au musée du Louvre

  Nous sommes arrivés au musée du Louvre puis nous nous sommes dirigés vers la salle des antiquités grecques.

 Nous y avons vu les caryatides: ce sont de grandes statues représentants des femmes sous forme de colonnes.

 

Hermaphrodite endormi, c'est le fils d'Hermès et d'Aphrodite.

 

 






Artémis à la biche, dite « Diane de Versailles ». Artémis est la déesse de la chasse.

                               

Réplique antique de l'Aphrodite du type dit « du Capitole ».

 

Vénus de Milo est une sculpture très connue qui représente Aphrodite.

Hermès à la sandale, dit « Cincinnatus ». Hermès est le fils de Zeus.

                          

    Puis nous sommes allés rejoindre la conférencière qui nous a tout d'abord parlé de l'importance des Etrusques dans le monde grec et romain.

 

Les statues des Grecs avaient une jambe tendue et une jambe pliée, le visage neutre et fermé. Les statues hellénistiques étaient en mouvement et avaient des expressions alors que les statues archaïques avaient les deux jambes tendues, les bras le long du corps et le sourire aux lèvres.

 Le sarcophage ci-dessous représente un homme et une femme participant à un banquet. L'homme porte une barbe noire et des cheveux blonds. Il est fabriqué en terre cuite. C'est une sculpture étrusque appelée Le sarcophage des époux.

                              

Les Etrusques avaient une mauvaise réputation car les hommes ET les femmes participaient au banquet.

 Les Etrusques ont eu une grande influence sur les Romains : les rites de fondation de Romulus sont exactement les mêmes que ceux des étrusques.

Nous avons ensuite observé un relief historique (un relief historique est un fait vraiment passé. Il n'y en avait pas chez les grecs.) : l'autel de Domitius Ahénobarbus. C'était le décor de la base monumentale en dessous d'une statue de Mars ou de Neptune. On voit deux scènes : l'une où des animaux vont être sacrifiés, où des musiciens encouragent les animaux à avancer vers l'autel ; il y a un taureau, un bélier et un cochon : c'est un sacrifice étrusque, le sacrifice de Suovetaurile. La seconde scène est le recensement.

Nous avons également vu une statue en pied : Marcellus, le neveu d'Auguste.

C'est une statue funéraire (la plupart des romains se faisaient incinérer).

Son corps est héroïsé, sa tête est idéalisée et les traits ressemblent beaucoup à ceux d'Auguste. Il y a un drap pour faire trois piliers car les statues romaines ne pouvaient pas tenir sur seulement deux piliers. Le troisième pilier porte également une tortue avec l'inscription du nom « Cléomérès », le sculpteur grec. La tortue symbolise la musique, c'est un attribut d'Hermès et un emblème de Vénus.

La tête a été réalisée en deux parties, avec la calotte à part.

Nous avons découvert deux mosaïques romaines. En général, les mosaïques sont par terre ou encadrées dans un médaillon. 1% des mosaïques étaient signées.

 Nous avons vu une première mosaïque à même le sol. Cette mosaïque était dans la salle à manger de la maison. Il y avait les banquets en forme de U et un emplacement en mosaïque de la forme d'un T.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

    La seconde mosaïque était exposée sur un mur, abîmée. Les tesselles bleues, vertes, jaunes et orange étaient plus rares que les autres.

Nous avons participé à un atelier de mosaïque avec Sylvie et Vergiano. Ils nous ont expliqué comment étaient fabriquées les mosaïques avec un mortier et des tesselles.

Nous avons reconstitué une mosaïque romaine ; en voici la photo avant et après !



 Cette visite fut très intéressante ; nous avons pu admirer de très belles œuvres d'art et appris beaucoup de choses sur l'Antiquité grecque et romaine.

                                       Audélia SZULMAN et Emma WILLIAMS

18 janvier 2011

Salvete, discipuli !

Bonjour et bienvenue sur le blog lettres du collège J.-P. Rameau de Versailles.