Nous sommes en 1920. Une adolescente est enfermée dans sa chambre par sa mère. Elle a la nuit pour réfléchir. Si elle refuse au matin d’enfiler son corset et ainsi se présenter dans une tenue décente, sa mère brûlera tous ses livres.... Les mots sont importants, elle l’a toujours su. Aussi elle rentre en Ramadan de la parole. Elle ne dit rien du lever au coucher du soleil. Mais la nuit, elle dit ce qu’elle veut comme elle le veut. Elle exprime le refus du voile et de la soumission...

Un jour dans le métro, elle fixe l’homme assis devant elle. Elle doit l’empêcher de regarder les affiches qui tapissent les murs de la station. Il ne doit plus voir cette femme nue, enchaînée à un parfum, le regard de côté... Elle a honte, honte comme si c’était elle qu’on exhibait. Le corps nu et lascif sur les affiches, c’est celui de sa mère...

 Ce livre est facile à lire car il ne possède pas énormément de pages. Cependant ce livre ne me convient pas du tout car il parle d’une mère qui dit à sa fille de faire telle ou telle chose alors qu’elle est mal placée pour parler. Il n’a rien  à voir avec ce qu’on vit nous les jeunes d’aujourd’hui.

 

YZ

Extrait :


C’est mal d’avoir envie qu’un garçon vous regarde ? C’est mal d’avoir envie qu’il approche sa main de votre main ? Qu’il touche votre peau ? Je ne veux plus participer à ce langage qui fait de nous des bêtes de crainte.


Références :

Benameur, Jeanne. Le Ramadan de la parole. Actes Sud Junior, 2007. 58 p.