Mot-clé - Lectures

Fil des billets

10 janvier 2009

Moi, Tituba, sorcière...

Moi, Tibuba, sorcière...

La professeur de français nous a donné un livre à lire pour le 16 décembre. Nous avions le choix entre plusieurs oeuvres, moi j'ai choisi le livre de Maryse Condé Moi, Tituba,  sorcière...

Je ne savais rien de l'auteur et je n'avais jamais entendu parler de ce livre.

Quand j'ai commencé à lire cette oeuvre, je me suis tout de suite laissée embarquer dans cette histoire. Ce livre raconte l'histoire d'une fille noire née d'une esclave et d'un marin, il décrit également son parcours et ses conditions de vie. Petite,elle fut élevée par sa mère et son père adoptif Yao. Ils vivaient dans une case chez leur maître mais malheureusement la mère de Tituba se fit pendre parce qu'elle avait blessé son maître qui avait essayé de la violer. Ce fut le début d'un terrible parcours qui commençait pour Tituba, après la mort de sa mère, c'est son père qui se suicida car il ne pouvait plus supporter cette vie. Aprés la mort de son père, Tituba devastée par le chagrin fut élevée par une dame, Man Yao, qui avait le don de parler avec les morts. Elle prit Tituba sous son aile et lui enseigna les pouvoirs que les plantes peuvent avoir pour soigner les gens par exemple et lui apprit aussi à communiquer avec les morts. En effet, il lui arrivait de la faire communiquer avec sa mère.

A la mort de cette dame, Tituba se retira seule dans la forêt où elle se construisit une maison et où elle vivait seule. Un jour, elle sortit de chez elle pour aller chercher des plantes quand elle vit une foule d'esclaves travailler :  elle les fixa et eux avaient peur d'elle. La dame qui l'avait élevée était perçue comme étant une sorcière et comme tout le monde savait qu'elle avait pris Tituba sous son aile, les gens disaient d'elle qu'elle était plus dangereuse que Man Yao.

Un jour,Tituba rencontra un homme se prénommant John Indien et se fut pour elle un véritable coup de foudre. Elle n'osa pas lui parler et c'est lui qui vint lui faire la conversation,au fur et à mesure de la discution John Indien l'invita à une fête où les esclaves s'amuseraient sans se soucier de leurs maître.Tituba n'était pas emballée par cette invitation et elle e lui fit savoir mais son attirance pour cet homme qu'elle trouvait séduisant la poussa a accepter.Quand elle fut rentrée chez elle,elle n'en revenait pas d'avoir rencontré un homme qu'esclave aussi libre. Quand Tituba invoqua les esprits de Man Yao et de sa mère, elles lui firent savoir qu'elles n'approuvaient pas cette invitation car elles jugeaient John Indien comme étant un profiteur qui allait lui attirer que des ennuis.Tituba ne prit pas en compte leurs avis et attendit cette fête avec impatience.Le jour qu'elle attendait avec enthousiasme fut enfin arriver. Elle mit les habits de sa mére pour se rendre à cette fête,elle ne le savait pas encore mais cet événement allait changer sa vie.C'est en étant anxieuse qu'elle se rendit sur les terres de John Indien. Quand elle arriva,elle fut étonnée de voir que les esclaves pouvaient s'amuser autant.Elle n'avait pas l'habitude de voir des événements comme celui-ci et encore moins y participer.Elle chercha du regard cet homme dont elle avait tant rêver et dont elle était tombée amoureuse.Il était là,joyeux et essaya de la détendre en la faisant danser. Au bout d'un moment,Tituba s'isola et il la rejoignit. Alors,ils commencèrent à parler et au bout de cette discussion John Indien lui proposa de vivre avec lui chez son maître.Elle fut trés surprise de cette demande et lui répondit qu'il lui fallait un peu de temps pour réfléchir à cette importante décision. Elle rentra chez elle avec ce souvenir qu'elle garda mon mémoire,celui de cette fête et de cette demande inattendue.Quelques jours passèrent, elle quitta sa case, là où elle avait vécu, là où elle s'était construit une vie, pour une aventure qu'elle ne connaissait pas : la vie à deux.

Elle rejoignit cet homme pour lequel elle avait tout quitté.Ils étaient heureux de se retrouver et partirent chez le maître de John Indien.Tituba fut fort surprise car elle n'imaginait pas que cet homme avait une case pour lui avec un bout de terrain.Leur premiére nuit ensemble avait été magique pour Tituba car c'était la premiére fois qu'elle ressentait un tel sentiment ...

A suivre

Les rochers de poudre d'or

 

"Les rochers de poudre d'or" est un roman qui se passe en deux temps : l'Inde et l'île Maurice. L'histoire a lieu en 1892. Naïfs, quatre indiens rêvant de richesse quittent leur pays et embarquent sur l'Atlas. Hantés par des rêves de richesse, et influencés par les discours des maistry, ils signeront un contrat de cinq ans, sans vraiment savoir ce qui les attend.

Tout d'abord, nous rencontrerons Bradi, un jeune joueur de cartes. Il fuira et s'inscrira au port de Madras. Viendra Chotty, un paysan sous les ordres de la Bibi et du Zamindar. Il partira en cachette, afin de pouvoir payer ses dettes. Ensuite, viendra Vythee qui lui, partira à la recherche de son frère, Jay. Il sera aidé par Roopaye, une maistry indienne. Ganga, une veuve indienne héritière de Bandalore, fuira elle, dans le but d'éviter le bûcher. Tous les 4 partiront donc avec des illusions, bien evidemment, très loin de la réalité.

Sur l'Atlas, les conditions sont déplorables. Les quatre personnages seront entassés dans les cales avec une centaine d'autres indiens. La souffrance règnera à bord, principalement la détresse mentale, avec des morts étranges et des suicides. La traversée sera longue et pénible. Le journal de bord du médecin ivre nous le démontrera. Une fois l'Atlas arrivé à Maurice, les Indiens seront distribués à différents maîtres. Ainsi débute ce qu'ils croyaient être une belle vie. Eux qui pensaient gagner leur argent et rentrer au pays paisiblement, ils vont découvrir la dure réalité de l'esclavage. Les nouveaux arrivants vont bien être obligés de s'adapter, avec l'aide des anciens au travail dans les champs de cannes à sucre pour les hommes, et aux travaux ménagers pour les femmes. Les illusions qu'ils avaient sur le bateau s'envolèrent bien vite, face à leur nouvelle vie d'esclave.

 

 

 

 

Présentation de Didier Daeninckx

Présentation de Didier Daeninckx

Didier Daedinckx est un auteur du XXème né en 1949 à Saint-Denis. C'est un auteur de romans noirs, de nouvelles et d'essais ( Meurtre pour mémoire, 1984 ). Il exerça pendant plusieurs années le métier d'imprimeur puis d'animateur culturel et enfin de journaliste. Il écrit au cours d'une période de chômage son premier roman Mort au Premier Tour qui sera suivi de plus de trente ouvrages .

Avec Cannibale (1998) , il réveille le souvenir des "zoos humains" de la IIIème République. En 1934, pendant l'exposition coloniale, Gocéné, un vieux Kanak raconte, à de jeunes compatriotes, son expérience et son vécu pendant cette exposition où il fut objet d'une affreuse attraction. Peu de temps avant l'inauguration officielle, tous les crocodiles du marigot meurent d'un coup, une solution est donc négociée pour résoudre ce problème : le cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main propose de préter les siens en échange d'autant de Canaques. Minoé, la fiancé de Gocéné, fut emportée dans ce groupe, et voilà que la course commença : Gocéné accompagné de Badimoin s'échappa du zoo. Ils partirent tous deux à la recherche de Minoé et des autres disparus en traversant le métro parisien, les gares et les differents quartiers de cette jungle urbaine : Paris.

 

17 décembre 2008

Esclavage et colonisation

Dans le cadre de notre Séquence 3 : l'Autre est-il un autre moi-même ? voici un un article du Monde diplomatique (avril 2008) à lire en ligne à propos de l'esclavage et de sa dénonciation plus ou moins virulente et partiale des écrivains français tels que Voltaire ou Rousseau.

04 décembre 2008

Les bouts de bois de dieu d'Ousmane Sembène

Sortie au théâtre organisée par le FSE, jeudi 18 décembre 2008.

N'hésitez pas à vous inscrire car non seulement cette adaptation du roman d'Ousmane Sembène rejoint notre séquence n°3 mais surtout elle promet d'être tout à fait intéressante.

Ousmane Sembène est né au Sénégal en 1923, a été enrôlé en 1942 dans le corps des tirailleurs sénégalais de l'armée française. Il est à la fois romancier et réalisateur.  Il est mort à Dakar en 2007.

Dans cette oeuvre, Ousmane Sembène évoque une grève menée par les cheminots du Dakar-Niger en 1947-1948. C'est pour lui l'occasion de militer pour l'égalité des droits pour tous, Sénégalais comme Français en ancrant son histoire dans la décolonisation. 

Pour avoir un aperçu de la pièce grâce à une vidéo, c'est ici (mise en scène de la Cartoucherie de Vincennes).