"Ecrire en poésie"

Vive les poètes ! Vive le printemps ! Vive le printemps des poètes !

Seul

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Préface

7mai

Pourquoi avons nous choisi le thème de la solitude ? 

C'est très simple, nous sommes tout deux passionnés par la solitude éprouvée quotidiennement. 

Tout d'abord, la solitude c'est imposée lors de la période romantique. De plus, nous avons voulu rendre hommage a diverses poètes que nous admirons tels que: Victor Hugo, Alphonse de Lamartine ou encore Alfred de Musset.

Nous avons donc décidé de dédier cette préface à ces auteurs en écrivant trois poèmes.

Amir et Tatiana

Une âme

7mai

C’était une âme neuve, une âme de créole,
Toute de feu, cachant à ce monde frivole
Ce qui fait le poète, un inquiet désir
De gloire aventureuse et de profond loisir,
Et capable d’aimer comme aimerait un ange,
Ne trouvant en chemin que des âmes de fange ;
Peu comprise, blessée au vif à tout moment,
Mais n’osant pas s’en plaindre, et sans épanchement,
Sans consolation, traversant cette vie ;
Aux entraves du corps à regret asservie,
Esquif infortuné que d’un baiser vermeil
Dans sa course jamais n’a doré le soleil,
Triste jouet du vent et des ondes ; au reste,
Résignée à l’oubli, nécessité funeste
D’une existence vague et manquée ; ici-bas
Ne connaissant qu’amers et douloureux combats
Dans un corps abattu sous le chagrin, et frêle
Comme un épi courbé par la pluie ou la grêle ;
Encore si la foi… l’espérance… mais non,
Elle ne croyait pas, et Dieu n’était qu’un nom
Pour cette âme ulcérée… Enfin au cimetière,
Un soir d’automne sombre et grisâtre, une bière
Fut apportée : un être à la terre manqua,
Et cette absence, à peine un coeur la remarqua.

Muet

7mai

Ouvre-moi tes bras

Et me sois refuge

Ouvre-moi tes bras
Et me sois rempart

Ouvre-moi tes bras
Et me sois espoir

Ouvre-moi tes bras
Et me sois bien-être

Ouvre-moi tes bras
Quand me vois paraître

Ouvre-moi tes bras…
Et me sois…
Refuge…

Amir et Tatiana

Désarroi

2avril

De gaieté en gaieté

J’ai contrefait ma joie

De tristesse en tristesse
J’ai camouflé ma peine

De saison en saison
J’ai galvaudé le temps

De raison en raison
J’ai nié l’évident

De silence en silence
J’ai parlé sans rien dire

De méfiance en méfiance
J’ai douté sans finir

De rancoeur en rancoeur
J’ai brisé l’essentiel

De pensée en pensée
J’ai flétri sans appel

De reproche en reproche
J’ai pétrifié les jours

Et puis de proche en proche
J’ai détruit tout amour…

De pleurs en espérances
J’ai conjuré le sort

De regrets en souffrances
J’ai torturé mon corps

Las…

De nuage en nuage
J’ai construit ma maison

Et d’un seul coup d’orage…

Amir et Tatiana

La cantine

26mars

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Absences

19mars

Tout proche de l’interlocuteur
et pourtant loin, l’esprit ailleurs,
comme en un voyage m’évadant,
je suis là, présent et absent,
hochant la tête de temps en temps.

Tout proche de l’interlocuteur
et pourtant loin, l’esprit ailleurs,
combien de fois ai-je trahi
quand je semblais, yeux et ouïe,
attentif à mon vis-à-vis ?

Anonyme