La doctrine d'Épicure peut être résumée par ce que les épicuriens ont appelé le tetrapharmakon (quadruple-remède, ou « quadruple-poison » : car tout est question de posologie), que fit graver Diogène d'Œnoanda sur le mur d'un portique, formulé ainsi :

on ne doit pas craindre les dieux ;

on ne doit pas craindre la mort ;

le bien est facile à atteindre ;

on peut supprimer la douleur ;

Épicure l'avait lui-même formulé ainsi :

« Et maintenant y a-t-il quelqu’un que tu mettes au-dessus du sage ? Il s’est fait sur les dieux des opinions pieuses ; il est constamment sans crainte en face de la mort ; il a su comprendre quel est le but de la nature ; il s’est rendu compte que ce souverain bien est facile à atteindre et à réaliser dans son intégrité, qu’en revanche le mal le plus extrême est étroitement limité quant à la durée ou quant à l’intensité ; il se moque du destin, dont certains font le maître absolu des choses.»

On remarque que deux points ont été éludés, la connaissance de la nature (qui concerne donc la partie physique de la doctrine d'Épicure) et la sérénité face au destin.

Épicure était un philosophe, mais comme presque tous les philosophes de l'Antiquité, il était aussi un astronome et un physicien.

Selon lui, une juste compréhension de l'univers permet de mener une vie heureuse :

« Si la crainte des météores et la peur que la mort ne soit quelque chose pour nous, ainsi que l'ignorance des limites des douleurs et des désirs, ne venaient gêner notre vie, nous n'aurions nullement besoin de physique. »


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